Arborescences (16), De ce qui me plaît…à ce qui me rend heureux…

15 avril 2018

Faire ce qui nous plaît…Faire ce qui nous intéresse…Faire ce qui, tandis que nous le faisons, nous donne l’impression de nous réaliser, de nous accomplir, de nous épanouir : voilà, peut-être bien, ce qui seul est susceptible de nous donner l’impression d’ « être heureux »…

Pour ma part, j’aime bien écrire, j’aime bien lire, j’aime bien me sentir pris dans et par une discussion avec un(e) ami(e) : une discussion portant sur autre chose que le beau temps et la pluie. Encore que, les années passant, je ne trouve certes aucun plaisir à parler du beau temps et de la pluie mais j’apprécie que me parlent de cela les quelques personnes de ma connaissance qui m’expliquent en quoi la période est bonne ou pas pour planter, pour semer, … C’est moins le beau temps et la pluie, et moins le jardinage qui me plaisent qu’entendre un humain exprimer sa passion : j’y vois comme une similitude, comme une identité possible en dépit des différences. Je me sens vibrer à sentir l’humain vibrer en me communiquant ainsi sa passion.

Il ne semble guère possible de ne s’intéresser à « rien du tout ». La voie du « bonheur », ou au minimum des « plages de joie », apparaît dès lors accessible à tous…

Me revenait en tête, il y a peu, cette histoire racontée par un ami et que je voudrais évoquer ici encore, au risque d’être pris en flagrant délit de radotage : l’histoire de ces parents qui se désespéraient de voir leur fils ne s’intéresser à « rien du tout ». Mon ami, considérant comme moi que cela est tout sauf possible mena son interrogatoire : « Il s’intéresse forcément à quelque chose, non ? », « il y a forcément quelque chose qui lui plaît ?!? ». A quoi il lui fut répondu, par ces parents dépités : « NON, il ne s’intéresse à RIEN DU TOUT : il ne fait rien du tout, il n’y a que les LOISIRS qui l’intéressent pour ne rien faire du tout ».

Or, que se passa-t-il pour ce jeune homme ? Il devint…directeur d’un CENTRE DE LOISIRS ( ! ) et gagna, ainsi, fort correctement sa vie, non seulement en « gagnant » sa vie mais en la vivant pleinement et en «étant heureux » de pouvoir faire…ce qui lui plaisait, ce qui l’intéressait pleinement, ce qui lui donnait l’impression de se réaliser, de s’accomplir et de s’épanouir, bref ce qui lui permettait…de « se sentir heureux » !

Tout comme cet autre jeune homme dont la mère déprimait parce que son fils ne songeait qu’au « hard rock » et qui devint le rédacteur en chef d’un magazine hard rock connu et reconnu…

Où l’on réalise que les normes des uns ne sont pas forcément toujours les meilleurs repères et modèles pour déterminer ce qui permettra aux autres de réussir et de se sentir heureux de vivre.

Sans parler de ces parents qui, à travers leurs enfants, se donnent l’impression de réaliser des rêves qu’ils n’ont pas réussi à concrétiser eux-mêmes. Sans parler, donc, de ces enfants qui finissent par réaliser sur le tard, et parfois trop tard, que ce n’est pas « leur » vie qu’ils mènent mais bien celle que d’autres les ont poussés à faire leur en s’asseyant sur leurs propres désirs d’enfants.

Qu’est-ce qui me plait ? Qu’ai-je plaisir à faire ? Qu’est-ce que je passe beaucoup de temps à faire sans voir le temps passer ? Peut-être est-ce à semblables questions que nous devrions accorder un peu de notre temps pour voir « ce qui compte VRAIMENT » pour nous », « ce qui nous plaît VRAIMENT » et ainsi revenir sur les rails de ce qui est susceptible de nous donner l’impression de « réussir notre vie » et de « nous rendre heureux » ?

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