Arborescences (15), Impressions…

28 mars 2018

Impression d’une baisse d’énergie aujourd’hui. Impression de ne pas avancer. Impression de ne pas avoir fait grand-chose (ce qui, comme bien souvent, est loin d’être le cas…).

Dans ces moments-là, mieux vaut arrêter, arrêter tout. Calme, tranquille… « ça ira mieux demain ! » comme on dit…

Il est étonnant de voir comment on peut avoir « des hauts et des bas ». On pète la santé le matin en se levant et, pour une raison qu’on ignore, voilà que le ciel intérieur s’obscurcit… Ou bien encore, on se sent moyennement bien et il suffit du sourire radieux de son enfant revenant d’une promenade « trop bien », ou « v’la super » pour que la magie opère de nouveau tout autour.

Ainsi sommes-nous aux prises avec ce qui se passe en nous à notre insu. Ainsi sommes-nous aux prises avec des éléments physiques, physiologiques, liés notamment à ce que nous mangeons. Ainsi sommes-nous aux prises avec des mécanismes inconscients qui, comme une simple odeur liée à un évènement tragique passé, vont nous plonger dans le noir absolu quelques instants.

La question est alors : que faire ? La réponse, la mienne et « pour moi » (après chacun fait ce qu’il veut… « Es la democracia » comme disait mon vénérable professeur d’Espagnol en classe de terminale), ce serait : « si c’est le soir, va te coucher ! », « ou si tu le peux, fais une sieste ! », ou bien encore : « si tu en as envie, et que dans l’océan de non envie, demeure cet ilot d’envie où tu trouveras un crayon, un bout de papier ou un ordinateur/une tablette, mets-toi à écrire », « fais en sorte de transfigurer ce passage mélancolique de ta journée, de le transformer en un feux d’artifice de mots ! ». Qui sait, de l’écriture sur notre tristesse noire surgira peut-être la lumière chez qui nous lit ? Qui sait, peut-être nous retrouverons-nous liés aux autres, à tous les autres, à travers cette description sommaire de ces moments délicats par lesquels il nous faut passer ? Et, qui sait encore, peut-être en viendrons-nous même à penser qu’il faut de ces moments de morosité passagers pour apprécier, par contraste, ces autres moments où on faisait les fous dans les vagues avec les enfants, où on rigolait comme des gamins en lançant simplement une balle de l’un à l’autre de plus en plus vite jusqu’à éclater de rire, jusqu’à sentir combien il est bon, à côté des moments de solitude, d’être « ensemble ».

Descartes disait, en substance : quand vous êtes « triste », « morose », un peu « déprimé », mettez-vous à penser aux moments merveilleux que vous avez vécu…

Le faisant moi-même, en cet instant, je vois les petits nuages de ma petite morosité temporaire s’éloigner…pour laisser place à un ciel d’un bleu sublime…

Me revient, comme en écho de ces quelques lignes lancées devant moi, la phrase qu’adresse « Claude DUPONTEL, Routinologue » à Camille, dans l’ouvrage de Raphaëlle Giordano, Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une. (Pocket, p.23) :

« Le pouvoir du mental n’a pas fini de nous surprendre ! Vous n’imaginez pas à quel point votre pensée influence votre réalité »

Je sens bien, une fois de plus, que je n’attendrai pas une « éventuelle » seconde vie, à laquelle je ne crois pas, pour abattre froidement cette morosité et traverser ce petit brouillard…

 

 

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