Arborescences (3) et découverte du pays de la zébritude…

23 février 2018

Déambulations psychiques du zèb’reton…(1)

« Suis-je un « zèbre » ? » : J’imagine bien que tout le monde ne se pose pas ce genre de questions chaque jour. Il est d’ailleurs arrivé que j’indique d’abord à certains proches que « zèbre » c’est « surdoué » ou « HPI » (Haut Potentiel Intellectuel) ou des choses comme cela, avant de leur demander si, d’après eux, il était possible que je sois un « zèbre ».

L’utilisation du mot « zèbre » pour éviter « surdoué » – parce que c’est prétentieux et donc pas très intelligent de…se croire intelligent et au-dessus de tout le monde en se pensant et se disant « surdoué », et last but not least parce que le « surdoué » est surdoué pour certaines choses mais…parfois sous-doué pour parler du beau temps et de la pluie, par exemple, pendant plus de trente secondes sans risquer l’endormissement, ou encore pour monter un meuble IKEA sans…trouver des pièces en trop et le monter à l’envers –, l’utilisation de ce mot vient de Jeanne SIAUD-FACCIN, psychologue et auteur, bien connue et reconnue dans la sphère de la « surdouance ».

Donc, je précisais les choses : « zèbre au sens de…surdoué ; et pas…l’animal, hein ?!? ». Il est toujours délicat de demander à l’autre si on est surdoué mais…il est encore plus délicat de le faire en demandant si…on est un truc à rayures… C’est un coup à finir en psychiatrie, « interné d’office » comme on dit peut-être encore…

Déambulations psychiques du zèb’reton…(2)

A chaque fois j’imaginais cela un peu idiot : demander à l’autre si on est « zèbre » donc peut-être « plus intelligent » pour certaines choses : ce n’est pas…très intelligent car…ça peut être rapidement catalogué comme une pensée prétentieuse mais en outre…si on est si intelligent que ça, on devrait l’être assez pour savoir si on l’est ou pas (« intelligent ») sans avoir à le demander à l’autre (un « autre » supposé l’être peut-être un peu moins car on se croit différent d’un certain nombre de personnes ; or à quoi bon demander si on est intelligent à celui qui l’est moins ? S’il est moins intelligent que nous, il ne saura pas davantage que nous à ce sujet… ; s’il l’est autant sinon plus, il pourrait nous demander de quel droit on peut se penser « plus intelligent » : car, par ailleurs, il y a le Q.I. ou « quotient intellectuel » mais il y a belle lurette qu’on est passé à l’idée que cette mesure de l’intelligence est loin de mesurer « toutes » les intelligences : certains en comptant jusqu’à neuf…).

Bref : pas simple, l’approche de soi sous l’angle de la « zébritude » ou de la « surdouance » ou de…peu importe le mot si aucun, finalement, ne convient…

Puis je me suis mis à lire,…que dis-je ? À « dévorer » tous les livres sur « zèbres », « HPI », « enfant précoce », etc.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s