Confiance en soi (1) : Et si je vous disais…

12 décembre 2017, au petit matin, avant d’aller au boulot, « de bonne heure et de bonne humeur » 🙂  …

Et si je vous disais…

Et si je vous disais…

….que l’autre soir, j’ai failli annuler l’idée d’aller faire une conférence le 6 février prochain devant 300 personnes parce que, ce soir-là, j’étais assailli de doutes quant à mes capacités et quant à ce que je pourrais bien apporter à qui que ce soit au moyen de cette conférence…(principe n°1 : ne jamais prendre de [mauvaise…] décision le soir ! Surtout pas de décision à l’emporte-pièce quand la fatigue de la journée nous porte à avoir des représentations négatives… Il vaut mieux : aller se coucher ! Et remettre la prise de décision au lendemain matin, quand c’est possible en tous cas)

-…que, encore aujourd’hui, je fais des exercices « intérieurs » (respiration notamment) avant de prendre la parole en public car j’ai peur, sans cela, d’être submergé par la « panique à bord » !

-…que pendant plusieurs années l’un de mes cours à l’Université commençait par tout un topo préalable destiné à assurer aux autres (mais surtout à moi !) que j’ai acquis une certaine légitimité pour « oser » délivrer des conseils en communication aux étudiants admissibles à l’oral des concours ?

-…que j’ai failli faire demi-tour à Rennes, il y a quelques années de cela, lorsque j’ai réalisé que je marchais en direction d’un endroit où j’allais dispenser une « formation de formateurs » à certaines personnes qui avaient le double d’années d’ « expérience », par rapport à moi, en tant que formateurs et formatrices, et que… j’ai finalement opté pour le fait de respirer un bon coup, puis de serrer fort le point pour…ne pas rebrousser chemin ?

Si je vous disais tout cela, et quantité d’autres choses encore, penseriez-vous (encore ?) qu’un type comme moi « a de la chance » et qu’il a une « dose de confiance en soi » énorme pour « oser » écrire des articles lus par tous, pour « oser » pointer le bout de son nez en vidéo sur « Youtube » ?

et si maintenant je vous disais…

-Et si maintenant je vous disais :

-…que certes il m’arrive toujours de « douter », de sentir que la « confiance en soi » est sur le point de se faire la malle mais que…je me soigne ! Et que j’ai trois « médicaments » naturels toujours à portée de main…(voir ci-après)

-…que lorsqu’il m’arrive encore de douter de moi je vais lire mes « listes de témoignages de gratitude » pour « me rassurer » et…ne pas faire demi tour face à une horde de doutes qui apparaît à l’horizon ? ( Mon 1er  médicament anti-doutes : http://www.philippe-geleoc.info/48/curriculum-vitae)

-…que je relis de temps en temps une première citation quand « j’ai peur », quand « je doute de bien faire en faisant ce que je fais » (mon 2ème médicament anti-doutes) :

« L’outil le plus important que j’ai trouvé pour m’aider à prendre de grandes décisions, c’est de me souvenir que je serai bientôt mort. Parce que presque tout – ce qu’on espère des autres, l’orgueil, la peur d’être ridicule ou de se planter –, tout cela disparaît face à la mort et ne reste que ce qui est vraiment important. Pour éviter le piège de penser que vous avez quelque chose à perdre, le meilleur moyen est de vous rappeler que vous allez mourir. Vous êtes déjà nu. Alors, autant suivre votre cœur… »

Steve JOBS « Ayez faim. Soyez fous »

Extrait du discours du 12 juin 2005 devant les étudiants de Stanford.

-…que je relis une deuxième citation quand je sens poindre le doute et le début d’une « honte » de me mettre ainsi « en avant », « publiquement » par mes textes et mes vidéos (mon 2ème médicament anti-doutes) : :

« Notre peur la plus profonde n’est pas d’être nul et incapable.

Notre peur la plus profonde, c’est d’être puissant au-delà de toute mesure.

C’est notre lumière, pas notre ombre, qui nous effraie le plus.

Nous nous demandons : « Qui suis-je pour être brillant, talentueux, génial ? »

Mais la vraie question devrait dire : « Qui êtes-vous pour ne pas l’être ?

Vous êtes un enfant de Dieu.

Rester dans votre école maternelle n’offre aucun service au monde d’aujourd’hui.

Il n’y a rien de sain ou d’illuminé à vous rétrécir et à vous cacher pour ne pas insécuriser votre entourage.

Nous sommes nés pour manifester la gloire de Dieu en nous.

Ce n’est pas seulement donné à certains, c’est en nous tous.

Quand nous laissons briller notre lumière, les autres ressentent inconsciemment la permission de faire de même.

Quand nous nous libérons de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres. »

Nelson MANDELA

Et vous ? Doutez-vous de vous ? De vos capacités ? Avez-vous peur du ridicule à la perspective de vous lancer dans un projet qui, pourtant, vous tient à cœur ? Êtes-vous parfois assailli de doutes qui vous font vous demander « et si j’avais tort de poursuivre le cheminement en direction de ces objectifs… » ?

« Non » ?

Je vous le dis sincèrement, …je vous envie !

Et…pour les autres (qui seraient un peu comme moi !) : j’espère que ce « partage » vous aura apporté quelque chose et vous donnera la force de « ne rien lâcher » ! J’espère, aussi, que vous penserez à « partager » à votre tour cet article avec…d’autres qui, parmi vos proches et vos amis, en auraient eux-aussi bien besoin. Mais ça…c’est à vous de voir…

Un commentaire

  1. Bonjour Philippe,

    Je fais partie de ceux qui doutent et qui, paradoxalement, sait que je peux partager des éléments d’expériences. Je le vois au quotidien ou presque dans mon métier. Pourtant, la question de la légitimité est nodale pour moi. Pour paraphraser avec un gimmick repéré par l’émission de Quotidien, « et en même temps » … En même temps que je doute, j’ai également des certitudes quant à la pertinence de certaines compétences. Pour le moment, je me bride toute seule (comme une grande?) sur une envie d’être parfois formatrice. Je me trouve des excuses pour croire en mon manque de légitimité. Et « en même temps », ces doutes m’aident (un peu quand même) à progresser. Car si mes doutes peuvent m’inhiber, ils peuvent aussi me permettre de faire des recherches pour asseoir une information ou un savoir. Finalement, le doute peut être un véritable handicap quand on ne peut le dompter, mais il peut aussi être un cheminement mélioratif selon moi.
    Vous concernant, les souvenirs que je garde de vos cours sont excellents. Vous nous poussiez à interroger notre façon d’être face à l’autre, notre perception de nous-même… Les éléments entendus durant ces heures me servent régulièrement professionnellement et parfois personnellement.

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