Management (1) : Petit chef indien à l’école des grands chefs (indiens)…

1er décembre 2017

Vous connaissiez – un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout – Petit Ours Brun ? Vous allez à présent faire connaissance avec…Petit Chef Indien… Il faut que je vous raconte quelques-unes de ses histoires. « Au pire », comme dit un de mes gars, cela favorisera votre endormissement, vous pourrez arrêter les médicaments et…, au final me dire « Merci Docteur ! ». Tout n’est donc pas perdu, quand bien même ce ne serait point là, initialement, l’effet premier escompté.Après tout, il y a parfois certains effets secondaires qui ne sont pas forcément mauvais (si vous ne sentez pas d’amélioration au niveau de votre management après lecture de cet article, peut-être sentirez-vous…que vous avez un meilleur sommeil ?). Mais bon,… nous n’en sommes pas encore là et il n’est pas dit, non plus, que mes articles gratuits puissent être remboursés par la sécu. D’autant plus que rembourser des articles gratuits, c’est pas ce qu’il y a de plus simple dans l’existence, n’est-ce pas (c’est juste pour voir si quelqu’un me suit, dans ce que je raconte…). Bref, après cette introduction « remarquable »…, passons au développement, sans perdre de vue notre problématique, qui est la suivante : « Mais que sont donc ces histoires de Petit Chef Indien ? »

Echange entre deux lecteurs (du présent article) :

-Ben oui, tiens, c’est quoi ces histoires ?

-Ben…je sais pas…. Je sais juste qu’avec Géléoc, il faut s’attendre à tout. Il le dit d’ailleurs lui-même : « pour bien se préparer, il faut…s’attendre à l’inattendu ».

Petit Ours brun… (Pardon!, je reprends… ; ouh la…je retombe en enfance, moi, si toutefois j’en suis jamais sorti… ; donc reprenons) : « Petit Chef Indien » à l’école de la vie professionnelle…

Quand Petit Chef Indien commença sa carrière – l’histoire ne nous dit pas de quel type d’organisation il s’agit : administration ? entreprise ? Association ?…on ne sait pas – il ne savait même pas qu’on parlait parfois de « management » !

Il savait simplement que, dans la vie professionnelle (mais pas que…) il y a des « grands chefs indiens ». Et c’est ce qu’il voulait devenir, depuis très longtemps : un « Grand Chef Indien ». Il lui fallait « apprendre » comment devenir cela. Il avait entendu certains lui parler de « management directif », de « management participatif », de « management par les objectifs », de « management par les valeurs » mais les lectures sur ces choses-là avaient fini soit par lui donner le vertige, soit par lui donner des maux de crâne. Il décida…d’aller lire dans le grand livre du monde professionnel… Et là, comme on dit, « il ne fut pas déçu »…

Petit Chef Indien était, par définition, « petit » : il était jeune, assez naïf. Il croyait, par exemple, que tous les « grands chefs indiens » étaient forcément : expérimentés, capables de recul, intelligents, ouverts au partage pour apprendre des choses aux « petits chefs indiens » qui veulent « grandir ». Il se rendit compte, parfois à ses dépends, qu’il y a « chefs » et « chefs », qu’il y a certains qui sont de « grands chefs indiens » simplement parce qu’ils sont dans le haut de la pyramide et d’autres qui sont aussi, en même temps, de « grands » chefs en un sens spécifique : au sens où on a vraiment envie de travailler avec eux, au sens où c’est plaisant de travailler à leurs côtés, au sens où on se sent bien à travailler avec eux et où, du coup, on donne le meilleur de soi-même au lieu de rechigner à accomplir les tâches inhérentes à nos missions…

Petit Chef Indien rencontre ses premiers « grands chefs »…

Je l’ai dit : Petit chef Indien était bien naïf au début… Il se disait « il suffit que je rencontre un grand chef indien, que j’observe comment il fait, et hop ! Je fais pareil et c’est dans la poche ! » (quand je vous dis qu’il était naïf…). Il se mit donc à observer, en vue de grandir. Il ne fit pas qu’ « observer » : il n’était pas payé pour « observer » mais pour « travailler » ! Mais il se disait que s’il pouvait observer, scruter, en même temps qu’il travaillait, il pourrait faire d’une pierre deux coups, et préparer son avenir de futur « Grand chef indien ».

Un jour, un des grands chefs indiens, du service d’à côté, donna du travail à l’un de ses collaborateurs : il lui demanda de « rédiger une note ». Le collègue se mit au travail, rédigea la note puis la remit à son « grand chef ».

Quelques jours plus tard, Petit Chef Indien interrogea le collègue chargé de la note en question :

-Alors, ça s’est bien passé pour ta note à rédiger ?:-)

-Tu parles…

-Quoi ? Il y a eu un problème ?

Petit chef indien sentit bien qu’il se passait quelque chose. Ce même collègue qui était tout sourire la semaine précédente (« Le nouveau chef m’a confié une mission : rédiger une note ! C’est la première fois que je fais ça !:-) Youpi ! Youp-la-hop ! »), ce même collègue avait l’air aujourd’hui complètement dépité. Petit Chef indien lui demanda ce qui se passait :

-Rien, lui répondit le collègue. Rien à part qu’en début de réunion notre soi-disant « grand chef indien » a commencé en disant : « chers collègues, chers partenaires, je vous ai rédigé une note pour… ». Tu te rends compte ??? Il aurait dit « NOUS » encore…mais non ! Au lieu de « NOUS », il a dit « JE vous ai rédigé une note ». C’est fou, non ?

Le soir venu, petit chef indien ferma la porte pour ne pas être dérangé. Il sortit un petit carnet de sa poche, s’empara d’un stylo, puis nota d’abord en majuscules, tout en haut de la première page et de façon centrée :

« PROJET : DEVENIR UN GRAND (ET BON) CHEF INDIEN ! ».

Il tourna la page puis écrivit ceci :

Ecole de la vie professionnelle/ Leçon n° 1 :

Si je veux devenir un « grand(et bon) chef indien », il ne faut pas que je m’approprie le travail des autres n’importe comment. En faisant croire que « c’est moi » qui ai fait tel travail, alors que c’est mon collaborateur/ ma collaboratrice qui l’a fait, je risque :

-de décourager chaque membre de ma petite troupe d’indiens,

-de générer du mal-être,

-de démotiver les collègues qui ne feront plus qu’ « à reculons » ce que je leur demande.

Démotivation, risque de désinvestissement, inefficacité qui s’en suit : je serai toujours perdant à dire « JE » quand c’est « NOUS » (l’équipe, une personne de « l’équipe ») qui avons fait le travail.

Mieux vaut « reconnaître » l’apport de chacun au travail commun, que s’approprier indûment et sans explication ce qu’un/e autre que moi a réalisé.

Petit chef Indien senti le sourire lui monter au bout des lèvres. Avant de rentrer chez lui, il passa par les toilettes, en profita pour se regarder dans la glace et, comme il n’y avait personne aux alentours, déclara, tout bas, au type d’en face : « On dirait que tu as grandi, toi, aujourd’hui, non ? Tu ne trouves pas ?» 😉

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