Liberté (1): « La liberté ?… Et, hop…à la poubelle ! »

26 novembre 2017

Avez-vous déjà parlé de « liberté » avec des gens ? Ça devrait être quelque chose de relativement normal, de relativement courant, après tout, dans notre « République » française, non ? La fameuse devise « liberté, égalité, fraternité » gravée au fronton de toutes nos Mairies devrait inciter, à cela à un moment ou un autre, non ?

Pour ma part, chaque année j’en parle : plus particulièrement dans un cours que je dispense à la Fac. Un cours de philo. Un cours qui porte, en gros, sur la « vulnérabilité » (thème « à la mode »…sur lequel je donnerai une conférence prochainement ; après ça, on ne pourra pas dire que… « je ne suis pas à la mode »…). Et si je vous parle de ce cours, c’est parce que, justement, il m’amène, petit à petit, à parler de « la liberté » et notamment de Sartre.

Rassurez-vous, je ne vais pas vous faire un cours de philo ! Et je ne vais pas non plus développer sur « Sartre ». Encore que, je sais que cela ne serait pas pour déplaire à quelques-uns…

Sachez, simplement, que Sartre, dans un de ses ouvrages de « début de carrière » de philosophe, qui au départ est une conférence, met beaucoup en avant « la liberté »1.

Quand j’évoque les idées de Sartre sur la liberté (c’est là que je veux en venir, dans cet article de mon blog,…), savez-vous quelle est la réaction des étudiants présents dans l’amphithéâtre ? La voici…

Sur la petite centaine d’étudiants, à chaque fois, il y en deux ou trois qui me disent :

– « Ben,…moi je trouve que Sartre exagère. Parce que…je pense qu’on n’est pas si libre que ça »

– « (Moi 🙂 Ah bon ? C’est à dire ? »

– « Ben,…euh,…je pense que quand on est né dans une certaine famille, c’est pas comme si c’était une autre famille… »

– « (Moi:) Vous voulez-dire qu’il y a une sorte de « conditionnement social », comme on dit parfois ? »

– « Ben ouais, quand même ! », « et puis, ça dépend dans quel milieu on est né, quoi ! »

– « (Moi : ) OK…Je vois. Et, ça vous fait penser à d’autres auteurs que Sartre ? Si vous n’appréciez pas spécialement ce que nous dit Sartre, peut-être avez-vous d’autres auteurs en tête, auxquels vous songez ? »

– « Ben…Non, pas trop. Enfin…si, peut-être,… Il y a Bourdieu, le sociologue, par exemple. On a eu des cours là-dessus… »

– « (Moi : ) OK ; d’accord. Moi je ne suis pas « sociologue », hein, (qu’on se le dise !) mais, au risque de caricaturer, vous êtes plutôt convaincu par des idées comme celle de « reproduction sociale », c’est-à-dire : le fils d’un ouvrier a toutes les chances (ou probabilités! Car « est-ce une « chance » ou une « malchance », j’en sais rien !?!) de devenir à son tour ouvrier ; et, on est rivé à une certaine classe sociale, et ce qu’on dit, ce qu’on pense, ce qu’on fait, dans tout ça il n’y a pas vraiment de « liberté » car on ne fait que « reproduire » ce qui vient du milieu, peut-être même d’une certaine « classe sociale » ? C’est ça ? Vous êtes plutôt convaincu par ça ? »

– « Ben…ouais quoi ! »

Cela est perçu comme une évidence : à quoi bon mettre en avant « la liberté » puisque…nous ne sommes pas si libres que ça ?

Cela rejoint un autre truc, assez incroyable à mes yeux : un rapport que j’ai eu entre les mains, il y a quelques années…

Un rapport sur les « valeurs » préférées des jeunes français (18-30 ans)…

Ce jour-là, j’ai bien failli tomber de ma chaise…

Je ne me souviens plus d’où venait ce rapport. Je crois que c’est une « fondation » qui l’avait réalisé. Mais, peu importe… Ce qui m’importe c’est ce qui ressortait de ce rapport. Et il en ressortait à peu près ceci : au lieu de « liberté, égalité, fraternité », les jeunes (je crois qu’il s’agissait des 18-30 ans) privilégiaient, était-il dit, les valeurs suivantes : « égalité, solidarité, respect ».

L’ « égalité » reste présente. Bon, OK !

La « solidarité » apparaît. Oui, admettons, notamment parce que c’est peut-être plus facile à utiliser comme terme que « fraternité ». Car, si certains sont relativement à l’aise pour dire que « l’autre est mon frère (ou…ma sœur… ? ), pour dire que « nous sommes tous frères », d’autres ne sont pas du tout à l’aise et trouvent que c’est orienté « religieusement »… Donc, OK, admettons ; OK pour « solidarité » à la place de « fraternité »…

Le « respect » surgit. Là aussi, pourquoi pas ? Même si c’est un peu compliqué…car chacun « voit midi à sa porte » comme on dit, et a, bien souvent, « SA » conception du respect, qui n’est pas forcément celle du voisin. Un seul exemple : dans certains quartiers, actuellement, il y a un certain nombre de gens qui se plaignent des jeunes qui font des rodéos à scooter et qui « ne les respectent pas » car « les jeunes » font trop de bruit ; mais il y a aussi…dans les mêmes quartiers…ces jeunes-là qui se plaignent car il y a des adultes qui « leur prennent la tête » en gueulant dès qu’il y a un bruit de scooter et qui, du coup « ne les respectent pas »… (quand je disais que « le respect », c’est pas si simple que ça…).

En résumé : « égalité, solidarité, et respect ». Bon… A voir… Par contre, avez-vous remarqué cela ?

Avez-vous remarqué que la « liberté » est, pour ainsi dire, mise à la poubelle ?!?!??

Eh oui, il semblerait qu’un discours ambiant ou un certain « esprit du temps » mène pas mal d’entre nous à penser : « La liberté ?…on ne va pas en faire tout un plat, non plus ! »

Oui, mais…

La « liberté », c’est quoi ? Et…est-ce si important que cela ?

La liberté, c’est quoi ? Laissons de côté la première définition « facile » qui nous vient en tête : « la liberté, c’est le fait que je peux faire ce que j’veux ».

Ben oui, mais…si c’était uniquement ça et si chacun se disait « je suis en France, c’est une République qui nous dit que nous sommes libres et donc…je fais ce que j’veux… ». Comme l’avaient déjà bien vu certains philosophes2, si c’était ça la liberté dont il est question…il y a longtemps que nous serions en « guerre civile ». Car : si je peux « faire ce que j’veux », je peux aller voler le commerçant du coin, violer la voisine, tuer le type qui a osé me marcher sur les pieds dans le tram (le joli tram de Brest. Je ferme la parenthèse…). Et le voisin peut, lui aussi, faire autant, en me volant, en me violant, en me tuant (« Ah ben oui…là c’est moins sympa, quand même » me dit un des lecteurs…). Bref, la liberté « je fais ce que j’veux », ça paraît peut-être sympathique à première vue mais c’est le choix…de la guerre entre nous ! Pour ma part, ça ne me branche pas beaucoup…Et vous ?

Une autre définition de la liberté nous dit que c’est une « faculté d’arrachement » et là…c’est tout de même plus intelligent comme définition et peut-être même…génial !

La liberté en tant que « faculté d’arrachement », ça veut dire :

-certes je suis né dans une famille d’ouvriers mais…je peux devenir un philosophe célèbre…(Exemple national : Michel Onfray3, que je ne présente pas, car on ne le présente plus, n’est-ce pas ?…)

-certes je suis né dans une famille modeste et j’ai vécu mon enfance dans un petit village en pleine campagne mais…je peux devenir Ministre…

(Exemple national : Luc Ferry4, que je ne présente pas, non plus…)

-certes je suis né dans une famille où il y avait un grave problème d’alcoolisme et où on n’avait pas tous les jours de quoi manger à sa faim mais…je peux devenir un coach célèbre au niveau mondial et qui ne boit pas une goutte d’alcool…

(Exemple…international, tout particulièrement pour mes amis américains qui le connaissent bien : Anthony Robbins5, que je ne présente pas, pour ne pas me rendre ridicule…)

Bref, dans toutes ces histoires de vie, c’est la même idée :

« certes j’ai vécu dans tel milieu mais je ne m’y suis pas englué et j’ai fait ce qu’il faut pour « m’arracher » à la situation dans laquelle je vivais ».

Cette idée que… :

« SITUATION N’EST PAS DÉTERMINATION »

…on la doit à Sartre ! Le fameux Sartre dont je parlais tout à l’heure. Même si on pense que « tout n’est pas bon chez Sartre » (« tout est bon dans le cochon » comme on dit dans le coin, mais… « tout n’est pas bon » chez Sartre : certains engagements politiques, notamment, continuent à lui être reprochés. Je n’entre pas, ici, dans les détails.).

Oui, la « liberté » c’est important ! Et même « archi important » !!!…

« Situation n’est pas détermination » : cette formule qui résume bien l’essentiel des idées de Sartre sur « la liberté », c’est l’idée que :

-Certes je suis né dans tel « milieu », dans telle « situation » (milieu ouvrier, ou milieu alcoolique, ou milieu maltraitant, ou milieu de personnes peu instruites, etc.), mais je ne suis pas « englué » dans ce milieu : je peux tout à fait « m’arracher » à ce milieu, je peux tout à fait « m’extirper » de cette situation où on est violent à mon égard et faire le nécessaire pour « construire autre chose »… Je suis ou j’ai été dans telle « situation » mais celle-ci n’est pas « détermination » au sens où elle ne « détermine » pas un destin auquel je ne pourrais plus échapper.

-Certes je ne suis pas très « instruit(e) » mais…je peux me former !

-Certes je ne suis pas très doué(e) au niveau relationnel mais…je peux m’améliorer en faisant le pari, avec moi-même, que la prochaine fois je ne fuirai pas l’échange et je parlerai avec ces gens ! Et je ferai un premier pas, qui en appellera un deuxième, puis…

-Certes je m’emporte facilement parce que je suis facilement submergé par mes émotions, mais…je vais lire des bouquins sur les techniques de « dissociation » et au lieu de rester « celui/celle qui se laisse submerger par ses émotions », je vais apprendre à faire autrement puis devenir « celui/celle qui sent les choses venir, qui sent ses émotions se bousculer au portillon et qui arrive à les contenir » !

-Etc. Etc.

Alors ?

-Qui pense encore que… « bof, oui bon…la liberté c’est sans doute un truc bien, mais bon…on ne va pas passer son temps à lire Sartre, non plus ! On a autre chose à f… (BiiIIIP!!!)» ?

-Qui croit encore que « la liberté, c’est juste un machin pour utiliser des grands mots » ?

-Qui croit encore que « la liberté…en fait, c’est gagné…il n’y a plus à en parler. » Qui « croit » encore cela ?

Si nous pensons que « la liberté, en tant que « faculté d’arrachement » c’est gagné ; il n’y a plus à en parler », alors…

-A quoi bon lutter contre le « harcèlement sexuel » dont on parle tant, en France, depuis plusieurs semaines ? Si les femmes sont « déjà » libres, et qu’« il suffit qu’elle disent NON »…

-A quoi bon faire des efforts pour ne pas être « déterminé » par son milieu d’origine, par ses automatismes, par son « inconscient », par des « petites habitudes du quotidien » qui se révèlent toxiques, par des « traits de caractère » qui nous nuisent ?

Pour ma part, je ne crois (absolument) pas à l’idée que « la liberté », ce serait gagné. Je crois plutôt que nous avons (toujours et encore) à la conquérir et que, quand nous croyons être arrivés au sommet et que nous croyons l’avoir atteinte, nous devons réaliser que le sommet, en matière de liberté, n’est jamais atteint. La liberté n’est pas un « sommet ». La liberté est…un « horizon ». Parfois, dans notre frêle embarcation, nous ramons. Nous ramons encore et encore : en direction de cet horizon (arriver à échapper à des automatismes toxiques, arriver à perdre de mauvaises habitudes, arriver à s’élever au niveau professionnel, au niveau relationnel,…). Nous ramons en direction de cet horizon pour nous rendre compte qu’avant d’arriver à bon port il nous faudra encore ramer pour rejoindre l’autre horizon qui se profile déjà derrière ce que nous pensions être l’horizon ultime…

Et vous ? Où en êtes-vous ?

Oui, « VOUS » : où en êtes-vous ? Pensez-vous toujours que « la liberté, c’est gagné » ?

Pensez-vous que vous n’avez plus à mobiliser cette liberté de « possible arrachement » ?

Pensez-vous que tout va bien au niveau de votre famille et que vous faites tout ce qu’il faut « déjà » pour que tout se passe bien ?

Pensez-vous, comme certains je suppose (mais ce n’est que pure imagination, n’est-ce pas…) que « TOUT VA BIEN » et qu’ « il est normal de passer 3h à tapoter son portable dans sa journée et 2 mn à faire un câlin à son enfant le soir après la journée de travail » ?

Pensez-vous, comme certains je suppose (mais ce n’est que pure imagination à nouveau, n’est-ce pas…) que « TOUT VA BIEN » et qu’ « il est normal, tout de même que MA femme fasse le ménage » quoi qu’en dise la radio France-Culture qui déclare que « le milieu conjugal est l’épicentre de la domination masculine » (« OUAH ! Trop intello, France-culture, Laisse tomber! « Qu’est ce qu’il me cause celui-là ?!? et de quoi il se mêle ?»). « Après tout, MA voiture fait des trucs, elle fonce… MON portable a des super applications ! Alors…pourquoi MA FEMME ne ferait pas le ménage ? » « Elle fait pas le ménage, TA femme à toi ? On t’a pas installé les options ? Ouah ! Mais tu t’es fait avoir mon pote! » [Ceci est un propos que je prête à un personnage fictif, je préfère préciser. « Toute ressemblance avec la réalité est purement fortuite… », il va sans dire…)

Bref : Pensez-vous, comme certains je suppose (mais ce n’est que pure imagination une fois de plus, n’est-ce pas…) que « TOUT VA BIEN » et qu’il n’y a pas lieu de se mobiliser pour cette « liberté » qui nous permet de progresser, de développer notre potentiel, de nous améliorer, de vivre une vie meilleure pour nous et pour nos proches ?

Vous pensez encore ça ? Vous voulez que je vous dise (…) : je vous conseille d’aller lire un autre type de blog… Ceci dit, je vous soupçonne de ne plus être là depuis un petit moment…

…et inversement, pour ceux qui seraient encore là, voici ce que je peux vous dire : si vous êtes encore là en train de lire cette dernière ligne, c’est que vous voulez peut-être faire progresser des choses dans votre vie et que vous avez vraisemblablement bien compris que « des trucs », des « astuces », des « stratégies pour réussir dans quantité de domaines », vous allez en trouver ici (en quoi, vous ne vous trompez pas… ) »…

1Jean-Paul Sartre (1945), L’existentialisme est un humanisme. Editions Gallimard. Collection Folio essai. C’est « le » livre à lire si vous voulez « lire du Sartre ». C’est très court, c’est assez facile à lire et à comprendre (je n’en dirais pas autant de son autre ouvrage L’être et le néant, dont le sous-titre fait déjà perdre la moitié des troupes… 😉  : sous-titre : « Essai d’ontologie phénoménologique » ; oui, ça calme les ardeurs de tout bon lecteur, je sais, je sais….)

2Hobbes (1588-1679) notamment qui disait que la liberté à l’ « état de nature » (état que plusieurs philosophes imaginent à titre d’hypothèse comme ayant existé avant qu’il y ait une vraie société avec des règles limitant l’usage de nos libertés mutuelles) est une liberté « stérile ».

3Michel Onfray : je ne vais pas citer tous ses ouvrages car…un seul blog n’y suffirait pas ! De ce philosophe, on pourra lire, par exemple : Le Ventre des philosophes. Critique de la raison diététique. Editions Grasset & Fasquelle. 1989. Le désir d’être un volcan (Journal hédoniste I), Grasset, Le livre de poche. (1996). Ou encore Rendre la raison populaire. Editions Autrement. Librio Idées. J’insiste : il y a des dizaines d’autres ouvrages écrits par le p’tit camarade Onfray et il y en a pour tous les goûts tant les thèmes abordés sont divers (je dis « p’tit camarade » car à quelques années de différence nous avons fait une partie de nos études dans la même Université de Caen et il y a d’autres petits points communs que nous partageons bien que ne nous connaissant pas – j’y reviendrai probablement – , bien que ne nous étant jamais rencontrés. Des points communs mais des « positions philosophiques » qui ne sont pas les mêmes. Les « philosophes », comme chacun sait, ça se chamaille toujours…).

4Luc Ferry : je ne vais pas, non plus, citer tous ses ouvrages mais, simplement quelques-uns qu’il m’est arrivé de lire également à mes heures « perdues » (des heures « perdues » mais…pas vraiment « perdues » tant la lecture apporte de l’enrichissement personnel. A bon entendeur ! En clair : lisez, lisez ! Michel Onfray, encore lui, a raison quand il déclare, en substance, qu’il ne faut pas « vivre pour lire », certes, mais « lire pour (bien) vivre ».).

De Luc Ferry (ou à son sujet) on pourra lire : Lettre à tous ceux qui aiment l’école, Editions Odile Jacob. 2003. ; Comment peut-on être ministre ? Réflexions sur la gouvernabilité des démocraties. Editions Plon. 2005. Vaincre les peurs. La philosophie comme amour de la sagesse. Editions Odile Jacob. 2006. ; Apprendre à vivre. Traité de philosophie à l’usage des jeunes générations. Editions Plon 2006. Flammarion 2009. Champs essais. ; L’anticonformiste. Une autobiographie intellectuelle. Entretiens avec Alexandra Laignel-Lavastine. Editions Denoël. 2011. ; La plus belle histoire de la philosophie. Editions Robert Laffont. 2014. ; L’innovation destructrice. Editions Plon. 2014. ; La révolution transhumaniste. Comment la technomédecine et l’uberisation du monde vont bouleverser nos vies. Editions Plon.2016. ; 7 façons d’être heureux ou les paradoxes du bonheur. XO Editions. 2016. Luc Ferry, lui, j’ai eu la chance de pouvoir suivre quelques-uns de ses cours. Il n’était pas encore Ministre de l’Éducation Nationale. Il était professeur à l’Université de Caen et…moi, j’étais un p’tit jeune homme, en “licence de philo”(1989-1990). Une époque que les moins de 20 ans…

5Anthony Robbins, qui n’est pas classé (à tort ? Il m’est arrivé de me le demander…) dans la catégorie « philosophe » mais plutôt « coach, entrepreneur » : Là, c’est plus simple, il y a moins d’ouvrages à citer ! Il y en a quelques-uns. Un très court : Les onze lois de la réussite. Un guide simple et pratique pour vous aider à prendre le contrôle de votre vie. 1991. Editions J’ai lu. 2010. Et d’autres, un peu plus épais : Pouvoir illimité. Le livre majeur sur les effets de la PNL (Programmation Neurolinguistique) : comment partir à la conquête de soi-même ; retrouver confiance, se donner les moyens de gagner et de réussir. Editions Robert Laffont. Collection « Réponses ». 1986. L’éveil de votre puissance intérieure. Editions de l’Homme. 2007. Un jour, un étudiant m’a simplement dit, après avoir lu Pouvoir illimité, « c’est très américain ». Je ne sais pas trop ce que ça veut dire « c’est très américain » (et je continue à me le demander…) mais je sais, en revanche, qu’il y a dans ces ouvrages des idées (dont certaines qui sont très philosophiques, et même…provenant directement de la philosophie. Si je vous disais par exemple que le fameux (enfin… « fameux » ou « célèbre » n’est pas le terme car c’est tout le contraire ; mais c’est en train d’évoluer…) Pic de la Mirandole (philosophe ; 1463-1494) que Luc Ferry met tant en avant dans « Pic de la Mirandole. La naissance de l’humanisme » en 2012 (Coffret de CD. Collection « Sagesses d’hier et d’aujourd’hui » est déjà cité par Anthony Robbins dont les ouvrages majeurs datent de 1986 (Pouvoir illimité) et 1991 (L’éveil de votre puissance intérieure). Sans sombrer dans l’ « américano-philie » ( terme que j’invente pour dire « amour des américains »). Si Robbins, c’est « très américain », ce qui est « très français » c’est de…(re) découvrir l’Amérique après Christophe Colomb (si j’ose dire) ou de (re)découvrir la pertinence d’un Pic de la Mirandole plus de 10 ans après qu’un coach américain ait mis en avant l’idée majeure (celle de liberté en tant que faculté d’arrachement, justement) de ce philosophe : Pic de la Mirandole… Cf. aussi, puisque j’en parle : Jean Pic de la Mirandole, Œuvres philosophiques. P.U.F. Epiméthée. 2012. (avec une 1ère édition de : 1993. Ouf…tout n’est pas perdu pour nous autres, les français. Hi, hi, hi.;-) )

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