Ce jour là, ça n’allait pas trop…

22 novembre 2017

Je ne sais pas si ça vous arrive à vous, mais moi…ce jour-là, ça n’allait pas trop. S’il fallait résumer : c’était le jour du « rien ne va plus ». Vous voyez ce que je veux dire ?

Comment ? Ça ne vous arrive jamais ? Ah bon… (si vous avez un « truc », je suis preneur!)

En tous cas, moi, ce jour-là, ça n’allait pas, et même : rien n’allait. J’avais l’impression que ma compagne était « trop comme ceci ». J’avais également l’impression que mes gamins étaient « pas assez comme ceci », « beaucoup trop comme cela ». Et pour couronner le tout, j’avais l’impression qu’au travail c’est « trop ceci, et pas assez cela ». Vous voyez ce que je veux dire ?

Bref, rien n’allait dans ma vie, rien n’allait dans le monde (en tous cas, dans mon petit monde) .

Et comme j’en avais, il faut le dire, un peu « marre de tout », j’ai décidé de faire un truc que j’aime bien faire. Un truc qui me fait du bien (je fonctionne comme ça… ; c’est peut-être bizarre, je le concède, mais, je fonctionne comme ça…) : je suis allé faire un petit tour dans une librairie de Brest. Ça me fait du bien d’aller « feuilleter des livres ». Après tout, c’est toujours mieux que le « Prozac »1, comme on dit. Il n’y a qu’un seul effet secondaire notable : je me couche parfois « moins idiot » le soir venu…

Petit tour en librairie… 

En entrant dans la librairie, j’ai trouvé que le personnel n’était « pas très souriant ». J’étais, manifestement, toujours dans mon état « le monde est trop ceci, pas assez cela »…

Je suis allé au rayon « développement personnel » et je suis tombé sur un premier bouquin qui disait en gros : « si ça ne va pas, pensez très fort que ça va et ça ira mieux ». J’ai levé la tête de ce bouquin, j’ai fermé les yeux, puis je me suis dit intérieurement « tout va bien ! ». Quand j’ai ré-ouvert les yeux, j’ai vu, à côté de moi, une personne qui bossait là, qui me regardait avec un air un peu surpris, puis qui m’a simplement demandé « vous cherchez quelque chose ? Je peux vous aider ? ».

Etant, manifestement, toujours dans mon état « le monde est trop ceci, pas assez cela »…, j’ai trouvé que cette employée me regardait « trop bizarrement », qu’elle n’était « pas assez » compréhensive par rapport à ce que je vivais intérieurement, par rapport au fait que ce jour-là j’en avais…marre de tout. Mais bon…je ne pouvais pas l’accabler en lui demandant de gérer ma misère intérieure !

Je lui ai simplement répondu : « Non, merci… ». L’ayant vue repartir, puis disparaître à l’horizon, j’ai refermé les yeux puis réessayé : j’ai fermé les yeux, puis je me suis dit intérieurement « tout va bien ! », mais…rien n’est venu. Rien de rien ! Le néant, « nada », « que dalle ! »… J’ai refermé ce bouquin puis, passablement énervé, je l’ai remis en rayon.

« Si tu veux que ça change… » 

En continuant à fouiller, je suis tombé sur un autre bouquin qui me semblait un peu du genre « grand classique de la pensée guimauve », si vous voyez ce que je veux dire. Du genre, une fois de plus : « pensez-y fort et…ça va le faire ! », ou « respirez un bon coup et…ça ira mieux ! ».

Je commençais à m’impatienter : j’aurais bien aimé trouver un livre qui me donne le mode d’emploi d’une vie merveilleuse, d’une vie où ma compagne aurait évolué pour être davantage conforme à l’idée que je me fais d’une compagne, d’une vie où mes enfants auraient évolué pour devenir des gamins complètement en phase avec ce qu’on peut attendre d’un gamin… Bref, « je rêvais d’un autre monde » comme disait l’autre mais aucun de ces bouquins ne semblait vouloir me livrer la clef qui ouvre l’accès à ce monde… Jusqu’au moment où…

Jusqu’au moment où j’ai ouvert un autre bouquin, et où le type disait en gros ceci : « si tu veux que ça change… » (c’est EXACTEMENT ce que je voulais!) : « Si tu veux que ça change, fais en sorte de changer ».

« Me changer, moi ??? » me suis-je dit. « Mais de qui se moque-t-on !?!» ai-je ajouté intérieurement.

J’ai fermé ce bouquin, ouvert un autre, et là, ça disait « fais en sorte d’être toi-même le changement que tu veux introduire dans le monde ».

J’ai fermé cet autre bouquin, je me suis assis sur une banquette. Au loin je voyais les employés de cette librairie : « toujours aussi peu souriants » me suis-je dit. « Ils pourraient tout de même faire un petit effort », « ils sont tout de même payés », « et puis, c’est nous, les clients qui leur permettons d’être payés, au bout du compte, tout de même ! ». Bref, ça « repartait comme en 40 » dans ma tête : les gens étaient « trop ceci », « pas assez comme cela ».

Voyant que je ne m’en sortais pas, je me suis alors dit que j’allais « laisser une chance » à ces auteurs de « m’aider » ; et que j’allais « tester » ce qu’ils racontent…

J’ai repassé leurs messages dans ma tête : « Si tu veux que ça change, fais en sorte de changer »2. Et puis : « fais en sorte d’être toi-même le changement que tu veux introduire dans le monde »3.

Je me suis levé. Je me suis dit que j’allais « expérimenter » ce « truc », cette « technique », cette « recette » qui donnerait peut-être un peu plus de goût (à vivre…) dans ma « cuisine mentale intérieure ».

J’aurais aimé vivre dans un monde où les choses soient mieux et, par exemple, très concrètement, dans un monde où « les employés d’une librairie sont souriants ». Rien que ça, déjà, ça aurait été un bon début !!!

Je me suis dit que : si je voulais que ces employés soient souriants, il fallait donc…que je commence par m’efforcer de l’être moi-même. Pour que « ce petit monde » soit souriant, il me fallait commencer, « moi-même » par sourire. Ça me paraissait un peu idiot mais bon, comme disait ma grand-mère (qui s’y connaît…) « Qui ne tente rien, n’a rien »…

Je suis passé devant la caisse, j’ai souri à cet employé qui ne souriait pas et…il m’a fait un sourire en me disant « bonne journée Monsieur ! ». INCROYABLE ! Le même qui, tout à l’heure, ne souriait pas, me donnait au départ l’impression de « faire la tronche », il…se mettait à sourire !

Je n’y croyais pas…

J’ai avancé vers le niveau de l’accueil, j’ai ralenti ; l’employée a alors levé la tête. J’ai fait un sourire : pas un sourire factice et idiot mais un sourire du genre bienveillant, du genre « je vous remercie de mettre tous ces ouvrages à la disposition de nous, vos clients ». Pas un sourire « artificiel » mais un sourire, pour ainsi dire, de « reconnaissance », de « merci ! », un sourire « vrai », « authentique ». Et là…

Là j’ai vu cette employée me sourire également ! « Dingue…c’est trop dingue !! » me suis-je dit.

Le soir, en rentrant, j’ai regardé ma compagne autrement, j’ai regardé mes enfants autrement. Je leur ai parlé autrement et…aussi fou que ça puisse paraître…ils se sont mis à changer… Ils n’étaient plus les mêmes !

Bon…je ne sais pas pourquoi je vous raconte tout ça… Peut-être juste pour « partager ». Peut-être juste pour vous dire que « si ça ne va pas », il y a parfois des trucs qui marchent : enfin…qui ont marché à mon niveau, en tous cas ! Et ça j’en suis certain !

J’ai donc essayé ce que je viens d’évoquer et ça a marché pour moi. Alors,…sait-on jamais…

Enfin…c’est à vous de voir… Chacun sa vie, n’est-ce pas… En plus, si tout se passe tout le temps bien à tous les niveaux dans votre vie, à quoi bon essayer ces « trucs » ? Oui, sans doute…

1Le « Prozac » est un médicament : un antidépresseur, bien connu (hélas…), de bon nombre de nos concitoyens. On en parlait à une certaine époque, et peut-être encore aujourd’hui, comme de la « pilule du bonheur »…

2Voir : livres de Jim Rohn (1930-2009).

3Formule que l’on prête à Gandhi

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