L’intuition, bonne conseillère ? (« Si ça m’est arrivé… »)

L’intuition, bonne conseillère ? (« Si ça m’est arrivé… »)

12 novembre 2017

5h30…

Il était 5h30, ce matin. Je venais à peine de me réveiller et j’étais encore dans mon lit. Comme bien souvent, encore au calme, j’étais dans une certaine forme de communication intérieure avec moi-même. Certains parleraient d’une sorte de « méditation ». Je me disais ceci : « tu aimes écrire (et tu n’écris plus beaucoup les temps derniers,…), tu aimes lire, tu aimes apprendre des choses, pour toi-même, en lisant mais aussi au fil des différentes expériences que le quotidien dépose sur le rivage de nos journées… », « tu aimes aussi partager avec d’autres ce que tu as appris et c’est pour cela que tu fais des cours, des conférences », « et puis…il y a ce fameux développement personnel dont tu parles si peu directement, qui t’a fait lire des dizaines de livres et tenter des dizaines de choses dans ta propre vie ». « Pourquoi ne pas écrire sur cela… ». « Faire cela ne serait-il pas un moyen de construire un nouveau truc qui est au croisement de ce qui te plaît dans la vie ? » ; « ne serait-ce pas un moyen merveilleux de tenter d’aider d’autres après que tant d’autres t’aient aidé à devenir ce que tu es devenu ? ». « Ne serait-ce pas un moyen complémentaire d’apprendre en apprenant à d’autres ? » « Mieux : ne serait-ce pas un moyen parmi d’autres, et non des moindres, pour faire ce qui te plaît tant : aider d’autres à réussir ? »

Trop d’hésitation tue l’intuition

Après tout, chacun de nous a probablement essayé diverses petites techniques, diverses recettes, diverses stratégies pour « arrêter de se ronger les ongles (et éviter que le bout des doigts finisse par ressembler à…une saucisse 😉 », pour « arrêter de fumer », pour « perdre un peu de poids et se sentir mieux dans son corps puis dans sa tête »,… Chacun a des « trucs », et chacun a même des « trucs qui marchent ». Peut-être en ai-je autant sinon plus que d’autres, après avoir lu des centaines d’ouvrages, me suis-je dit ; et surtout : après avoir essayé sur moi diverses choses, notamment pour perdre du poids, pour me mettre enfin à écrire et surtout à publier un premier livre, pour intégrer de nouvelles activités de loisir dans mon quotidien et enclencher de nouveaux moments de joie véritable dans ce quotidien. Je me suis dit que je pouvais apporter quelque chose et « contribuer », comme on dit. Cela était fort modeste, après tout…

…mais, comme bien souvent, j’hésitais.

J’hésitais parce que je me demandais si ce n’était pas entrer, par là, dans une forme d’écriture que je regretterais ensuite d’avoir adoptée. J’hésitais parce que je me disais que cela ne plairait peut-être pas à ceux qui me liraient. J’hésitais parce que j’imaginais déjà des messages terribles que je recevrais en retour : de la part de personnes qui seraient hyper critiques par rapport à ce genre de propos, de la part de types allergiques au « développement personnel » et qui s’en prendraient à moi de contribuer à répandre cette « pensée guimauve » qui, selon eux, est tout sauf de la véritable pensée.

Bref : j’hésitais, comme je l’avais fait tant de fois, et je sentais que j’étais à la croisée des chemins. Soit je cédais à l’hésitation et je me lançais dans le grand vide en dévalant les grandes pistes de la procrastination qui s’offraient à moi. Soit je cédais…à l’intuition.

L’intuition, cette sorte de conscience immédiate d’être en présence de la vérité, peut parfois être bonne conseillère. C’est, en tous cas, ce dont je m’étais rendu compte à plusieurs reprises. C’est grâce à l’intuition que, timide et peu confiant en mes capacités, j’avais lancé à l’Université un « Espace de Réflexion sur l’Actualité » qui avait assez bien marché à l’époque où j’étais étudiant. C’est encore grâce à l’intuition que, quelques années plus tard, j’avais adressé mon premier manuscrit à un éditeur que bon nombre de personnes auraient pourtant jugé inadapté pour publier ce que je voulais publier et qui avait accepté mon projet. Last but not least ( ou en français : dernière chose que je cite mais cela ne veut pas dire que ce soit la dernière de toutes, au sens où il n’y en aurait pas d’autres à citer…) : c’est, une fois de plus, grâce à l’intuition que j’avais réussi à avoir tant d’échanges avec autant d’internautes en utilisant les « news » de mon site de façon « hallucinante » d’après le créateur de mon site : en déposant dans ces news les questions qu’on me posait, puis les réponses à ces questions. Les mêmes propos et les mêmes expressions revenaient dans la bouche et dans les messages de ceux qui passent par mon site : cette façon de faire avait transformé le site en une véritable « mine d’informations ». Au point qu’une internaute, depuis lors devenue une amie, ait été jusqu’à nous inviter à plusieurs reprises moi et ma famille, gracieusement, dans sa merveilleuse villa située sur une île d’une beauté invraisemblable : à seule fin de partager directement, en tête à tête amical, nos connaissances mutuelles et nos points de vue liés à la formation. C’est dire si l’intuition a du bon  et jusqu’où elle peut parfois nous mener pour peu qu’on fasse le choix de la suivre !

Dans tous ces cas de figure j’avais appris au moins une chose : il faut parfois se lancer sans attendre. Il faut parfois suivre son intuition et se lancer : sans perdre son temps à se demander si on a raison, si ça va marcher, si on n’a pas tort, si…Pour utiliser un jeu de mots qui ne se réduit pas à un simple jeu de mots : parfois, et même très souvent pour certains d’entre nous, à force de se demander « ah si » (« Ah…si je me trompais… ?», « Ah…si ça se retournait contre moi… ?», etc.), on finit par rester « assis » ; bref, on finit par ne rien faire de ce qui aurait été à faire, et par perdre l’occasion qui nous était pourtant donnée de saisir une véritable opportunité.

Conclusion : sachons parfois suivre notre première intuition, surtout lorsqu’elle prend la forme d’une merveilleuse évidence immédiate.

Je m’empresse de suivre moi-même ce conseil : en prenant la décision d’écrire régulièrement, ici même, sur le thème du « développement personnel ». Qui sait où cela me (nous?) mènera…

Certaines choses fort sympathiques, relevant de ce qu’on appelle en général « la réussite », me sont arrivées, non seulement en « suivant mon intuition » mais en suivant quantité d’autres cheminements dans ce vaste domaine du « développement personnel ». Pourquoi ne pas les partager, me dis-je. Qui sait ? Après tout, si ça m’est arrivé…, pourquoi, cela ne pourrait-il pas vous arriver, à vous aussi ?

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